Un collectif de la diaspora congolaise saisit la CPI contre Kagame et Kabila

Un collectif de la diaspora congolaise saisit la CPI contre Kagame et Kabila
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Bruxelles – Une organisation de la diaspora congolaise basée en Belgique, Front Uni pour la RDC, affirme avoir saisi le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye au sujet de crimes présumés commis dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon l’organisation, le dossier a été déposé auprès du Bureau du Procureur le 16 septembre 2026.

Il met notamment en cause le président rwandais Paul Kagame, l’ancien président congolais Joseph Kabila, le dirigeant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa, le responsable politique du M23, Bertrand Bisimwa, ainsi que le commandant militaire du mouvement, Sultani Makenga.

Front Uni pour la RDC affirme que la plainte porte sur des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des faits qualifiés de génocide. Le dossier évoquerait notamment des massacres, des actes de torture, des violences sexuelles, des disparitions et des déplacements forcés de populations dans l’est du pays.

Selon l’organisation, les faits allégués concernent plusieurs territoires et localités, notamment Goma, Bukavu, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Lubero, Walikale, Kalehe, Kabare et Walungu.

Le collectif accuse Paul Kagame d’avoir apporté un soutien politique et militaire à la coalition AFC/M23 et affirme que Joseph Kabila aurait également soutenu cette structure.

Ces accusations figurent dans le dossier transmis à la CPI et ne constituent pas des conclusions judiciaires de la Cour.

Le dossier met également en cause Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, auxquels l’organisation attribue des responsabilités politiques et militaires au sein de la structure AFC/M23.

Après le dépôt du dossier, des membres de Front Uni pour la RDC ont organisé un rassemblement devant le siège de la CPI afin de demander une coopération accrue entre les autorités congolaises et la juridiction internationale dans l’enquête sur les crimes présumés.

Le dépôt d’une plainte ne signifie pas que la CPI a ouvert une procédure ou engagé des poursuites formelles contre les personnes citées. Il appartient au Bureau du Procureur d’examiner les informations transmises et de déterminer les suites éventuelles à leur donner dans le cadre du mandat de la Cour.

Cette démarche constitue une nouvelle initiative juridique internationale visant à documenter les crimes présumés commis dans le cadre du conflit qui se poursuit dans l’est de la République démocratique du Congo.

 

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